Archive éditorial du 25 janvier 2019

Demain quelle Europe ?

La question migratoire, la place de la France dans le monde, quelles institutions pour l’Europe ?

C’est quoi une Europe souveraine, une Europe puissante, une Europe qui protège ?

Autant de questions que nous abordons, sans tabou, sur notre site.

Les élections Européennes est la première échéance électorale sur laquelle le jeune, très jeune, mouvement des gilets jaunes va devoir prendre position.

Les débats à venir vont permettre d’y voir peut-être un peu plus clair au sein du mouvement des gilets jaunes.

Toutes les opinions sont entendables et respectables pour nous. Cela s’appelle le débat citoyen.

Il y a ceux qui refusent d’emblée le débat européen, estimant que le combat des gilets jaunes est uniquement une problématique franco-française.

Il y a ceux qui pensent que la meilleure solution c’est de sortir de l’Europe, à l’image des anglais, et qui proposent le Frexit.

Il y a ceux qui pensent que parler de l’Europe c’est faire de la politique, et comme ils se disent apolitiques, ils ne se sentent pas concernés par le débat Européen.

Mais revendiquer haut et fort la démission d’Emmanuel Macron, proposer le RIC, l’augmentation des salaires, la baisses des taxes, etc… ce n’est pas faire de la politique au sens le plus noble du terme ?

Il y a ceux qui pensent que faire une liste « gilets jaunes » va favoriser Emmanuel Macron. Mais ils feraient mieux de nous dire qui cela va défavoriser. Peut-être tout simplement leur candidat favori !

Il y aura des « gilets jaunes » qui iront rejoindre individuellement une liste d’un parti politique.

Et il y a ceux qui veulent présenter une liste gilets jaunes aux Européennes.

Benjamin Cauchy : “S’il doit y avoir une liste de ‘gilets jaunes’ souverainistes, je serai ravi de pouvoir fédérer des ‘gilets jaunes’ de droite et de gauche de façon trans-partisane”.

Son objectif  « n’est pas d’affaiblir une des autres listes souverainistes, comme celle de Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, ou encore Jean-Luc Mélenchon ». Mais il appelle sur différents médias à se fédérer et à converger autour d’un grand projet. Autour de lui peut-être ?

Ingrid Levavasseur a annoncée une liste baptisée « Ralliement d’Initiative Citoyenne – RIC » Cette liste comporte pour l’instant dix candidat(e)s et les 69 autres places sont ouvertes à candidature jusqu’au 10 février.

Une liste qui se voudra portée par des gens qui ont activement , depuis le début, œuvrés sur les ronds-points. Mais sans préciser les grandes lignes du programme.

Nous donnerons « la parole sous la forme d’une tribune libre à tous les gilets jaunes » qui souhaiteront s’exprimer sur leur vision de l’Europe.

« Gilets jaunes nous-même », nous avons l’intention d’être actif dans la campagne européenne à venir.

Nous sommes prêts à modifier notre onglet « Primaire Européenne 2019 » pour le mettre à la disposition d’une liste qui correspond à notre vision de l’Europe que nous voulons.

Et si on nous le demande, nous remplacerons notre onglet « Débat National » pour une autre liste qui ne correspond pas à notre vision de l’Europe.

Notre site est un Espace Européen de la Liberté d’Expression et nous entendons que tous nos forums soient accessibles à toutes et à tous, sans modération, mais en respectant notre chartre.

Quelle est notre vision de l’Europe ?

Pour parler de l’Europe un rappel historique s’impose.

Au sortir de l’armistice de la guerre de 14-18 tous les politiques et les militaires de l’époque savaient qu’un jour la guerre reprendrait avec les allemands.

D’où la construction de la « ligne Maginot » et le nouveau matériel militaire que nos ancêtres ont dû contribuer à payer par une sévère augmentation de l’impôt entre « les deux guerres », en plus de la reconstruction de la France après 4 ans de guerre.

Période d’accalmie qui a duré 21 ans, et dont la première période a été appelée « les années folles ».

La crise de 1929 est celle de la « grande dépression » et du basculement d’une grande partie de l’Europe dans la dictature.

Hitler en Allemagne, Mussolini en Italie, Franco en Espagne.

Au sortir de la seconde guerre mondiale, c’est le début de « la guerre froide » .

Doctrine de Truman contre doctrine Jdanov (lien de la source) qui conduisit au blocus de Berlin pendant 350 jours. Pour finalement se terminer par la construction du « Mur de Berlin ».

Grâce à des esprits visionnaires, la naissance de l’Union Européenne (lien de la source)  a pu voir le jour.

Je fais partie des premières générations qui n’a pas connu de guerre en France.

Et j’entends bien donner ce bien précieux à mes enfants et à mes petits-enfants. C’est le sens de mon engagement européen en créant, avec d’autres, ce site internet.

Avant d’envisager un jour de sortir de l’Europe, nous considérons qu’il faut faire évoluer l’Europe en direction de nos convictions européennes.

Nous sommes convaincus que ce sera un combat long et difficile. D’où notre volonté d’ouvrir, dans les semaines à venir,  notre site à chacun des pays de la Communauté Européenne.

A la conception Jupitérienne d’Emmanuel Macron, nous avons l’intention de lui opposer la transversalité des peuples européens. Telle est notre ambition.

Nous sommes pour une Europe qui protège ses citoyens qui vivent du produit de leur travail.

Pour une Europe qui met à égalité les entreprises en termes de fiscalité, de droit du travail.

Pour une Europe qui tend vers une harmonisation fiscale (taux de TVA européenne) et une harmonisation sociale.

Une Europe qui fait entendre Sa voix dans la guerre économique voulu par la mondialisation et la poignée de milliardaires qui contrôle l’économie mondiale.

Une Europe qui se dote d’une transition écologique cohérente et non punitive.

Une Europe qui accepte de signer des traités Européens uniquement dans l’intérêt des citoyens Européens, et qui ne cède plus aux lobbys de tous poils qui gravitent à Bruxelles.

Une Europe qui se dote d’une armée européenne.

Une Europe qui relève le défi migratoire économique aujourd’hui, écologique demain à cause du réchauffement de la planète.

Une Europe qui ne retient pas de force les émigrants qui veulent rejoindre l’Angleterre.

Et pourquoi pas demain, une Europe qui discute avec la Russie pour faire la Grande Europe, de l’atlantique à l’Oural.

Le directeur de la publication

Yan CONTAT

To Translate »